RESUME DU TEMPS

VIOLAY 1995

 

 

Sans être aussi douce que 1994, cette année se situe au niveau température, nettement au dessus de la normale ; en effet, à Violay, la moyenne annuelle des températures moyennes en 1995 s'élève à 9.6°c alors que la valeur normale est d'environ 8.5°c.

Trois mois voient leur température moyenne exceptionnellement élevée : il s'agit de février, juillet et surtout octobre qui bat le record de douceur dans la Loire depuis au moins 1946*. Seul septembre se distingue avec une température moyenne nettement en dessous de la normale. Traditionnellement, octobre est environ 4.5° plus frais que septembre ; cette année, c'est octobre qui est plus chaud de 2.3° que septembre ! On retrouve une aberration de ce type avec un février 1.1° plus doux que mars, alors que ce devrait être l'inverse d'environ 3°.

Côté précipitations, les 965.9 mm d'eau recueillis coïncident remarquablement avec la valeur habituelle pour Violay. Il est à remarquer une très relative sécheresse en plaine, puisque des stations comme Feurs (587.2 mm)* ou Bouthéon (627.4 mm)* totalisent des hauteurs d'eau voisines de 85 % de leur normale. Un orage éclate en fin d'après-midi du 5 août, le pluviomètre recueille 30 mm en seulement 15 minutes.

 

 

 

Détaillons mois par mois les principales caractéristiques de cette année :

Janvier, février, mars, avril, mai, juin, juillet, août, septembre, octobre, novembre, décembre.

Année complète.

 

 

 

Janvier         voir les valeurs quotidiennes (graphiques)

L'année débute par un changement radical de temps dans la nuit du nouvel-an : la douceur de la fin décembre 1994 est balayée par un temps froid et neigeux qui se maintient jusqu'en milieu de mois. Les seize premiers jours de janvier sont avec gel, parmi lesquels 9 sont sans dégel. La neige, qui persiste au sol jusqu'au 20, atteint une couche maximale de 18 à 20 cm. C'est encore la neige qui perturbe le trafic routier une grande partie de la journée du 6 dans toute la région lyonnaise.

La seconde moitié du mois est nettement plus douce avec quelques faibles gelées et des températures maximales dépassant à deux reprises les 10°.

Plus de 100 mm de cumul de précipitations ce mois, c'est une fois et demi la quantité habituelle en janvier.

 

Février         voir les valeurs quotidiennes (graphiques)

Beaucoup d'agitation dans le ciel ce mois-ci, peu de journées calmes mais au final une très grande douceur (environ 3.5° au dessus de la normale). Seulement 7 jours de gel et aucun sans dégel contre respectivement 16 et 5 lors d'un février classique. L'après-midi du 7, le thermomètre affiche 16.5° de température maximale et encore 15.5° le 20.

Le cumul de hauteur d'eau (86.4 mm) se situe encore nettement au dessus de la moyenne.

 

Mars         voir les valeurs quotidiennes (graphiques)

Si ce mois est banal en température moyenne (4°), les températures minimales sont elles nettement en dessous de la normale : conséquence des dix neuf jours de gel, quatorze avec chute de neige. Les gelées les plus sévères se situent en fin de période (-5.6° le 28, -4° le 30 et -4.6° le 31). Les températures maximales, d'un niveau correct dans l'ensemble, ne montent pourtant jamais bien haut : 16.2° le 12 et 17.7 le 25.

L'abondante pluviométrie des mois précédents est stoppée puisque mars ne totalise que 37.8 mm.

 

Avril         voir les valeurs quotidiennes (graphiques)

Nous connaissons une superbe période anticyclonique et douce tout au long des deux premières décades. Les agriculteurs font grise mine devant les malheureux 2.3 mm d'eau (dont 0.4 de rosée) tombés durant les 19 premiers jours. L'anticyclone s'efface dans la journée du 20 et le mois se termine avec des précipitations modérées quasi quotidiennes (17.8 mm le 23 et 17 mm le 25) pour ne citer que les deux plus importantes.

 

Mai         voir les valeurs quotidiennes (graphiques)

Souvent, le mois de mai présente de forts contrastes thermiques ; celui ci n'échappe pas à la "règle". Le Soleil, omniprésent durant la première décade, fait grimper le mercure en journée (23.1° de maxi le 5, 24.4° le lendemain) ; mais ce sont surtout les valeurs minimales qui sont remarquables (14.5° le 5, 13.5° le 7). Le changement est radical au voisinage des saints de glace, puisque nous enregistrons deux jours de gel et trois de neige entre le 13 et le 15. La journée du 13 est particulièrement glaciale : le mercure plafonne à 1.9° en journée. La douceur ne revient pas avant le 23 et le mois se termine par un temps mitigé avec de fréquentes précipitations.

 

Juin         voir les valeurs quotidiennes (graphiques)

Ce mois ci mécontente beaucoup de monde : les agriculteurs, car c'est de loin le mois le plus sec de l'année (24.4 mm) et les premiers vacanciers puisque ces quelques millimètres ont la mauvaise idée de se répartir en 13 jours de pluie. Pour couronner le tout, la température moyenne mensuelle est légèrement déficitaire.

Il faut attendre les tous derniers jours pour avoir un avant goût de l'été (17.4° de mini et 26.6° de maxi le 28).

 

Juillet         voir les valeurs quotidiennes (graphiques)

Le fait marquant de ce second mois d'été météorologique est, outre le niveau exceptionnellement élevé des températures, la canicule qui s'abat sur la région entre le 19 et le 22. Toutefois, les records de juillet 1983 ne sont pas inquiétés. La journée la plus chaude est sans conteste le 21, où à Violay, le mercure ne peut descendre en dessous de 23.6° la nuit, et monte jusqu'à 33.6° en journée. Cette température de 33.6°, extrêmement banale en plaine, est tout à fait inhabituelle pour Violay, qui possède un climat principalement caractérisé par la faiblesse de ses températures maxi.

On relève* ce même jour : 36.5 à Fourneaux, 37.0 à Saint-Germain-Laval, 37.9° à Bouthéon et la palme pour Feurs avec 38.7°.

On totalise ce mois-ci quatre jours avec une température supérieure ou égale à 30°, dont deux supérieure à 33°, ce qui est exceptionnel pour Violay.

Les 7 jours avec tonnerre n'arrosent pas franchement ce mois, mis à part l'orage du 31 qui avec ses 23 mm, déverse à lui seul plus du tiers du cumul mensuel.

 

Août         voir les valeurs quotidiennes (graphiques)

Ce mois, d'une bonne douceur, marque la transition entre le juillet torride qui vient de s'écouler et le frais septembre à venir.

Le temps reste chaud durant les vingt premiers jours, malgré une interruption fraîche du 7 au 9, conséquence des orages quotidiens entre le 5 et le 8. Durant cette période orageuse, il tombe 89 mm en 4 jours, soit approximativement la quantité d'eau sur tout un mois d'août. Le Soleil dominant rend la seconde décade très agréable.

Les orages du 20, 22, 23 et 24 "assassinent" l'été : à partir du 23 et jusqu'en fin de mois la température ne cesse ne diminuer (seulement 13.7° de maxi l'après-midi du 28 et 5.7° de mini pour le 31). Cette dernière décade d'été météorologique est correctement arrosée (33.9 mm) et le cumul mensuel est excédentaire de près de 40 %.

 

Septembre         voir les valeurs quotidiennes (graphiques)

Si la première décade reste thermiquement acceptable, il n'en va pas de même pour la seconde et surtout la dernière où les températures maxi ont de la peine à franchir les 15° tandis que les mini descendent en dessous de 3° (2.8° et 2.6° les 29 et 30). L'abondante pluviométrie des vingt derniers jours, consécutive à un été chaud et très arrosé, a de quoi satisfaire les mycologues et décourager les vacanciers de fin de saison.

Un seul jour (le 10) voit sa température maxi dépasser vingt degrés ; le 25 est le jour le plus froid, le mercure oscillant entre 4° de mini et 8° au plus chaud de l'après-midi. Les premières vitres à gratter sur les voitures sont pour le 29 et 30.

 

Octobre         voir les valeurs quotidiennes (graphiques)

Lorsque les mois d'hiver sont anormalement doux, on sent monter la grogne du coté des stations de sports d'hiver ; si les mois d'été sont caniculaires, des problèmes de pollution surviennent aux alentours des grandes cités surchauffées ; dans l'un ou l'autre de ces cas on entend des "on n'a jamais vu ça" dans toutes les conversations. Mais lorsque octobre est extrêmement doux (et c'est le cas cette année) personne n'est là pour s'en plaindre et pour cause : cette douceur passe complètement inaperçue.

Si l'on se penche sur les archives du centre départemental* de Météo-France, il ressort que ce mois d'octobre est le plus chaud depuis au moins 1946. Si on consulte à présent les séries de température de la station de Paris-le-Bourget** on se rend compte que éventuellement octobre 1811 et 1795 sont thermiquement comparables à celui-ci.

 

Novembre         voir les valeurs quotidiennes (graphiques)

Un mois tout à fait conforme à la tradition coté thermomètre et plutôt déficitaire coté pluviomètre. La première gelée sous abri intervient le 3 (-3.6°), date assez tardive, octobre 95 oblige. Les premiers flocons apparaissent (eux aussi relativement tard pour Violay) le 17 puis le 18. Pas de jours sans dégel à signaler, bien que les 18 et 19 ont une température maxi de seulement 0.5 et 0.4°.

 

Décembre         voir les valeurs quotidiennes (graphiques)

La température évolue en dents de scie tout au long de ce premier mois d'hiver météorologique. On peut discerner trois courtes vagues de froid (du 4 au 7, du 12 au 15, puis du 25 au 28) entrecoupées de périodes douces, comme du 21 au 25 où la température moyenne avoisine dix degrés. La journée du 14 est la plus froide de l'année (-6.7° de température moyenne dont -5.6° de maxi) ; on dénombre 6 jours sans dégel durant ces trois passages froids. La nuit du 28 au 29 voit une hausse spectaculaire du mercure : -5° à 23 h 00 et 3.5° à 7 h 00 le lendemain. Globalement, décembre 95 est thermiquement supérieur à la normale.

Le cumul mensuel des précipitations (73.3 mm) ainsi que le nombre de jours de neige (9) restent classiques pour un mois de décembre.

 

M.Gagnard 

Sources :

* METEO-FRANCE centre départemental de la Loire.

** INTERNET

 

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